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Theo Kerg


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Theo Kerg

» Version illustrée, cliquer ici pour consulter la biographie illustrée         du centenaire de sa naissance

le 2 juin 1909 à Niederkorn, Luxembourg, descendance de Dalheim, petit village au Luxembourg, depuis 1745.
décédé

le 4 mars 1993 à Chissey-en-Morvan, Bourgogne, France.

père Jean Kerg, 28 décembre 1866-26 juillet 1937 instituteur, musicien, organiste et inventeur.
mère Marguerite Tresch, 23 janvier 1878 décembre 1954, sans profession, soeur du professeur Mathias Tresch.
parents Mariage des parents le 12 septembre 1905 à Differdange et à Pétange.
soeurs Catherine-Ernestine Kerg 1907 - 1908, Marie-Jeanne Kerg 1906 1942, institutrice de jardin d’enfants, Nathalie-Mar garetha Kerg 1912 - 1999, institutrice d’école primaire.
1909-1922 Théo Kerg passe son enfance et sa jeunesse à Niederkorn, Luxembourg, où le père est instituteur à l’école primaire.
1922 Differdange / Niederkorn : le 22 août Théo Kerg reçoit son certificat d’études primaires.
1929 Esch-sur-Alzette / Luxembourg : Ecole Industrielle et Commerciale, Théo Kerg passe son baccalauréat.
1929 Paris : Théo Kerg arrive le 11 octobre à Paris, un vendredi soir vers 19 heures. Il fait bien noir et il pleut à verse. (lettre de Théo Kerg à sa mère)
1929 Paris : octobre 15, admission de Théo Kerg à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts.
1929 New York, octobre 24, jeudi noir à la bourse de New York.
Début de la crise économique mondiale appelée « la Grande Dépression » (Crash de 1929) qui aura comme suite d’innombrables faillites et un taux de chômage très élevé. La misère générée par cette crise trouvera le chemin dans l’oeuvre de Théo Kerg.
1929 Paris : Théo Kerg reçoit l’autorisation de peindre, de dessiner et de copier à l’intérieur du Musée du Louvre, décembre 1929 – décembre 1930.
1929-32 Paris : Théo Kerg fait des études à la Sorbonne, à l’Institut d’Art et d’Archéologie et à l’école des Beaux-Arts.
1929-32 Paris : Théo Kerg réside à l’ Institut Biermanns Lapôtre, Cité Universitaire (Pavillon Belge), 5 Bd. Jourdan, Paris 14e.
1930 Luxembourg : janvier 11, Théo Kerg est admis comme membre au Cercle Artistique.
1930 Dudelange/ Luxembourg : juillet, août, septembre,Théo Kerg habite chez son cousin Michel Kerg, rue Pasteur 54 (Maison 28). Théo Kerg dessine et peint dans l’usine de Dudelange, suite à l’autorisation du directeur Beissel.
1930 Paris : octobre 07, Théo Kerg reçoit l’autorisation de dessiner dans les Halles de Baltard à partir de 5 heures du matin.
1930-31 Paris : Théo Kerg est instituteur privé chez le fameux chef
d’orchestre Pierre Monteux. Là Théo Kerg fait la connaissance du compositeur Igor Strawinsky.
1931 Paris : janvier 13: Théo Kerg achète le livre « Das Käthe Kollwitz-Werk, Dresden 1930, Carl Reissner Verlag ». Käthe Kollwitz dédie ce livre à la mémoire de son fils Peter, soldat volontaire, tombé le 23.10.1914 près de Dixmuiden. Théo Kerg est très impressionné par l’oeuvre de Käthe Kollwitz. Ce livre a momentanément une forte influence sur le travail de Théo Kerg. (cf. la servante grondée, les chômeurs.1931).
1931 Paris : Création du mouvement artistique « abstraction -création ».
1932 Luxembourg: exposition individuelle de Théo Kerg à la Galerie Wierschem « Wissenschaftliche Kunst ».
1932 Luxembourg : juin 04 – juin 18, Théo Kerg participe au Salon du Cercle Artistique.
1932 Munich : Université, études de philosophie et histoire de l’art, prof. Ernst Buschon, prof. Pinder (octobre-novembre).
1932-33 Düsseldorf : décembre-avril, Théo Kerg devient élève de Paul Klee à l’Académie de Düsseldorf, puis « Meisterschüler » de Oskar Moll, élève et ami du peintre Henri Matisse.
1932 Düsseldorf : Un professeur de l’Académie, Herbert Kühn, avec son livre « Die Kunst der Primitiven » paru en 1923 aux éditions Delphin à Munich, a une grande influence sur la conception du monde artistique des étudiants de l’Académie.
1933 Berlin : 30 janvier à 11 heures du matin, Hitler est assermenté comme Reichskanzler par le Reichspräsident Paul von Hindenburg à la Reichskanzlei. Dehors il fait froid. La température est de -3,4 degré. (Der Spiegel).
1933 Berlin : mars 23, vote de la loi nommée « Ermächtigungsgesetz ». Début de la dictature national-socialiste en Allemagne. Fortes tensions politiques entre la gauche et la droite dans toute l’Allemagne. Elles se déchargent par de nombreuses manifestations et rixes dans les rues des grandes villes, inclus Düsseldorf.
1933 Düsseldorf : mars 28, Théo Kerg obtient un certificat de l’Académie de Düsseldorf qu’il a fréquenté l’académie pendant le semestre d’hiver et qu’il a fait des études conformes au programme destiné à la carrière de professeur de dessin.
1933 Düsseldorf : avril 22, il ressort d’une lettre du directeur « congédié » de l’Académie de Düsseldorf, M. Kaesbach, que
Théo Kerg a été contraint de quitter l’académie. Fortes tensions politiques à l’académie qui doit fermer momentanément ses portes.
1933 Luxembourg : juin, Théo Kerg et son ami August Preuße prennent le train à Luxembourg pour visiter Paris. A la gare de Luxembourg ils font la connaissance de Béatrice et de Jacqueline Lafleur. Béatrice Lafleur sera la future fiancée de August Preuße. Cependant le père de la jeune fille sera contre une union avec un allemand avec des opinions communistes.
1933 Luxembourg / Niederkorn :suite aux tensions persistantes avec son père, Théo Kerg habite chez son oncle Mathias Tresch, 51 avenue Pasteur, professeur au lycée de garçons, auteur d’une grammaire française pour le secondaire, cofondateur de « l’Alliance Française » au Luxembourg. Ce dernier est très préoccupé par le « vent dans la tête » de son neveux et s’investit, même financièrement, pour encourager son protégé en vue d’une carrière dans l’enseignement secondaire.
1933 Luxembourg : septembre 29, Théo Kerg réussit l’examen théorique d’aptitude à l’enseignement comme professeur de dessin à Luxembourg
1933 Théo Kerg participe à 2 expositions en groupe pendant l’année 1933.
1933 Luxembourg : Théo Kerg expose ses premières oeuvres abstraites à la Galerie Wierschem (décembre).
1934 Luxembourg : janvier 24 – novembre 1936, Théo Kerg est
suspendu de ses fonctions dans l’enseignement à cause d’activités soi-disant politiques (propagande communiste). Avec lui étaient suspendus M.Urbany et M.Kill.
1934 Luxembourg : mars 21, écrit un article de presse sur le nouveau groupe artistique « abstraction- création ». Ce groupe a été crée le 15 février 1931 à Paris sous l’impulsion du peintre belge Georges van Tongerloo. La date de la fin de ce mouvement est controversée, soit en 1936, soit en 1937.
1934-36(37) Paris : Théo Kerg est membre du groupe « abstraction-création » qui est un groupe artistique international qui prône la non-figuration absolue. Dans la même année que Théo Kerg, l’artiste italien Lucio Fontana devient également membre du groupe abstraction-création.
1934 Luxembourg : expose 3 tableaux abstraits au Salon du Cercle Artistique. Les tableaux lui sont rendus lacérés.
1934 Théo Kerg participe à 2 expositions en groupe et à 1 salon
pendant l’année 1934
1934 Luxembourg : Théo Kerg est en possession d’une carte de correspondant et de critique d’Art de « L’Indépendance Luxembourgeoise ». Il est l’envoyé spécial de ce journal sur les chantiers de l’Exposition Universelle à Bruxelles au mois d’octobre 1934. Au courant du même mois il écrit un article sur l’architecture de l’Exposition de Bruxelles. Enfin c’est également Théo Kerg qui écrit dans le même journal la rubrique : « Coup de Pinceau » et diverses critiques sur les expositions au Luxembourg.
1935 Paris : cahier annuel n° 4 du groupe « abstraction- création ». Théo Kerg y est représenté avec un texte et des oeuvres abstraites.
1935 Bruxelles : Exposition Universelle, médaille d’or pour ses oeuvres abstraites.
1935 Paris : avril 1er, fin du bail des locaux d’exposition « abstraction- création » situés no 44 rue Wagram, Paris 8e.
1935 Luxembourg : exposition individuelle de Théo Kerg aux salons du restaurant de la « Stuff » avec des oeuvres qu’il nomme « essais de cet art tout à fait nouveau » de l’abstractioncréation.
1935 Théo Kerg participe à 6 expositions en groupe et 1 salon pendant l’année 1935.
1935-36 Luxembourg : n’étant plus dans l’enseignement, Théo Kerg travail dans la publicité. Il se consacre aux affiches publicitaires artistiques.
1935-36 Luxembourg : novembre 30, exposition de 30 aquarelles à la galerie Blau, rue Louvigny, Luxembourg. Le Premier Ministre Joseph Bech achète pour le Gouvernement l’aquarelle n° 29 « Magasins des faubourgs ». L’exposition remporte un vif succès et est largement commentée dans la presse. L’exposition est prolongée jusqu’au 7 janvier 1936.
1936 Luxembourg : janvier – février 08, Théo Kerg expose 50 affiches touristiques au bâtiment du « Cercle » situé place d’Armes.
1936 Espagne / Luxembourg : juillet 17, début de la guerre d’Espagne. Théo Kerg prend part aux manifestations contre Franco (voir « Neue Zeit ») et contre la guerre d’Espagne. Durée de la guerre civile espagnole : juillet 36 – mai 39.
1936 Vizmar /Granada : août 19, le poète et écrivain Frédérico Garcia Lorca est fusillé par les Phalangistes. Théo Kerg lui rendra hommage créant une oeuvre qui sera exposée en 1947 au salon des Indépendants à Paris.
1936 Luxembourg : novembre, réintégration de Théo Kerg dans l’enseignement secondaire, jusqu’au 3 juillet 1943, date de sa démission.
1937 Paris : participation à l’exposition « l’Art Mural » lors de l’Exposition Universelle avec une peinture abstraite « murale » où il utilise pour la première fois des moyens anti-pictureaux. Cette oeuvre entre dans la collection de M. Joseph Hackin, directeur du Musée Guimet.
1937 Luxembourg : avril 10,12, Théo Kerg écrit dans le journal « Obermosel-Zeitung » deux longs articles sur « 70 ans de
peinture française », lors d’une exposition de peinture française qui se tient au « Cercle », Gebrauchsanweisung einer großen Ausstellung »
1937 Luxembourg : avril 19, 20, 22, 24, 27, Théo Kerg écrit une
suite de longs articles dans l’Obermosel-Zeitung « Kleine Gebrauchsanweisung einer großen Ausstellung » « petit mode d’emploi pour une grande exposition » devant servir de guide aux visiteurs de l’importante exposition de peinture française qui se tient à ce moment au « Cercle ».
1937-39 Paris : retourne faire des études par intermission à la Sorbonne pour préparer une thèse. La guerre l’en empêchera de la présenter.
1938 Luxembourg : peint des tableaux contre la guerre d’Espagne. Exemple : les fugitifs (espagnols)
1938 Luxembourg : Théo Kerg est lauréat d’un concours national d’affiches.
1939 Théo Kerg participe à 2 expositions en groupe pendant l’année 1939.
1939 New York : participation à L’Exposition Universelle, grande fresque publicitaire de 80 m2 sur l’économie au Luxembourg. Cette commande du Gouvernement Luxembourgeois est réalisée en coopération avec Jang Thill et Vic Jungblut.
1939 Paris : la revue mensuelle « ARTS » publie une page entière, texte et 4 photos, sur le travail de Théo Kerg.
1939 Esch-sur-Alzette : Théo Kerg suit des cours d’italien le soir.
Là il fait la connaissance de sa future femme Catherine Vaccaroli, née à Esch-Alzette le 28.10.1915 de parents italiens. Il l’épousera l’année suivante pendant l’évacuation.
1939 Paris : participe au Salon des Indépendants.
1939 Théo Kerg participe à 2 expositions en groupe pendant l’année 1939.
1939 Luxembourg : Théo Kerg est frère dans la Grande Loge.
1939 Luxembourg : automne, le Cercle Artistique fait cadeau de
quelques dessins de ses membres à la Grand-Duchesse Charlotte, dont un dessin est un dessin abstrait de Théo Kerg.
1940 Luxembourg, mars 17, l’artiste peintre Joseph Kutter écrit à Théo Kerg qu’il aimerait bien s’entretenir avec lui au sujet de l’exposition « Falkner » qui se tient à la Galerie Bradtke à Luxembourg. Cette exposition est très controversée dans la presse Théo Kerg écrit une critique acide contre cette exposition.
1940 Luxembourg : mai 10, les troupes allemandes envahissent le Gr.D.de Luxembourg. Théo Kerg regagne le même jour Longwy en France. Il y reste quelques semaines, puis regagne Le Thérondel près de Lodève dans l’Hérault. C’est grâce aux services de la Croix-Rouge que Théo Kerg a pu localiser Catherine Vaccaroli à Le Thérondel.
1940 Lodève : 10 mai – 02 septembre, évacuation dans le midi
de la France.
1940 Lodève : le 29 juin, Théo Kerg se marie avec Catherine Vaccaroli.
1940 Luxembourg : octobre 01, le chef de la « Zivilverwaltung » Lippmann informe par lettre le directeur Thibeau de l’« Industrie- und Handelsschule » d’Esch-sur-Alzette, que la nomination définitive de Théo Kerg, pour le poste de professeur de dessin, est envisagée (archives de Théo Kerg).
1940 Luxembourg : décembre 15, Théo Kerg recoit sa carte de membre du VDB. L’occupant oblige les instituteurs et professeurs, sous peine de déportation vers l’Allemagne, de devenir membre de cette organisation. Théo Kerg en sera membre jusqu’au jour de sa démission, le 3 juillet 1943 (no.de la carte 8102).
1941 Théo Kerg participe à 3 expositions de groupe pendant l’année 1941 et à une exposition individuelle à la galerie Beffa à Luxembourg-Ville.
1941 Esch-Alzette : janvier, Théo Kerg est cité comparaître à la « Kreisleitung d’Esch-Alzette ». Le dirigent Diehl et le censeur Brockmeier. reprochent à Théo Kerg ses conceptions artistiques et ses oeuvres trop françaises. Quelques semaines plus tard deux censeurs saisissent diverses oeuvres dans son habitation privée.
1941 Luxembourg : le 29 septembre naissance de sa fille Vanna.
1942 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe pendant l’année 1942 et à une exposition individuelle à la maison Werel à Esch-sur-Alzette.
1942 Luxembourg : Le dimanche 6 septembre, Théo Kerg écrit
une lettre de protestation à « l’Oberschulrat » Lippmann de la CdZ (Chef der Zivilverwaltung) contre le comportement du Directeur Dotzenrath de l’Ecole Industrielle et Commerciale d’Esch-sur-Alzette (Oberschule für Jungen) pendant la grève des étudiants entre le 31 août 1942 et le 6 septembre 1942. Suite aux agissements du directeur Dotzenrat, 95 étudiants de cette école sont déportés vers le château de « Stahleck », un centre de rééducation pour jeunes gens près de Coblence. Ces étudiants reviendront au pays vers le 12 décembre 1942.
1942 Luxembourg : à partir du lundi 7 septembre jusqu’au 3 juillet 1943 où il écrit sa troisième demande de démission, Théo Kerg est majoritairement absent de son lieu de travail de professeur de dessin, pour cause de « maladie ». En tout il est absent de 8 mois durant cette période de 10 mois. (Archives Théo Kerg)
1942 Luxembourg : Suite à sa lettre de protestation du 6 septembre Théo Kerg perd une partie de son salaire pendant un certain temps (témoignage écrit du Prof. Maroldt).
1942 Luxembourg : Théo Kerg ne figure pas sur la liste des neufs enseignants luxembourgeois pro-allemands, que l’Oberschulrat Lippmann signale à la Gauleitung de Coblence après les agitations de la grève générale en septembre 1942 (APESS).
1943 Théo Kerg participe à 3 expositions de groupe et à 1 salon
pendant l’année 1943.
1943 Luxembourg : le 3 juillet, Théo Kerg introduit sa troisième demande de démission de son poste de professeur de dessin. Cette démission est acceptée par l’occupant et prend effet le 1er octobre 1943. (Archives Théo Kerg)
1943 Esch-Alzette : le 8 juillet Théo Kerg achète une maison paysanne,
avec étable, grange et terrains, à Bivels. Il ne veut
pas seulement faire de la peinture mais également de l’agriculture.
Il n’habitera cette maison qu’après la fin des travaux
de transformation, c.à d. à partir du 17 juin 1944.
1943 Luxembourg : le 19 juillet naissance de son fils Carlo.
1944 Luxembourg : janvier 01, Théo Kerg décide de faire des lithographies des plus belles vues de la ville de Luxembourg. Il donne à ce travail important, le titre « Das schöne Luxemburg » qui comprend environ une cinquantaine de lithos. La diffusion doit se faire par la maison d’édition Eug. Hoffman s.à r.l. 74, Grand’rue.
1944 Luxembourg : mars 30 – 31, Théo Kerg est évincé de la « Landeskulturkammer ». Ses 56 oeuvres sont décrochées des cimaises du « Kunsthaus Luxemburg », où doit se tenir la première « Frühjahrsausstellung moselländischer Künstler » du 2 avril – 7 mai. La série de lithos « Das schöne Luxemburg » ne sera, par la suite, jamais montrée en public.
1944 Luxembourg : pendant l’occupation allemande, 10.5.40 – 10.9.44, l’oeuvre artistique de Théo Kerg est figurative. Il participe à environ 12 expositions de groupe, à 1 salon et organise 2 expositions individuelles, une à la Galerie Beffa à Luxembourg en 1941 et une à la maison Werel à Esch- Alzette en 1942.
1944 Luxembourg : le 10 septembre, entrée des soldats américains à Luxembourg.
1944 Bivels / Luxembourg, dans le remue-ménage politique trouble après la libération, Théo Kerg est arrêté par 3 civils armés, apparemment membres de la milice (W, Sch, W.) qui s’emparent du vélo neuf de Théo Kerg. Ils font transporter Théo Kerg à la prison de Diekirch. Au début c’est une incarcération préventive qui cependant va se prolonger à la prison du Grund à Luxembourg sans aucun jugement. Elle durera quand-même 15 mois, du 14 septembre 1944 au 7 janvier 1946.
1945 Luxembourg : janvier 23, Fête Nationale, malgré sa captivité, Théo Kerg expose 17 aquarelles à la maison Lassner au « Knuedler ». Ce sont des vues du « Grund » faites durant sa captivité. Théo Kerg fait don de ses aquarelles au « fonds Grande-Duchesse Charlotte » pour la reconstruction des régions dévastées (lettre Théo Kerg).
1946 Diekirch : à partir du 8 janvier Théo Kerg est astreint au service de travail à Diekirch. Il travaille auprès de l’entreprise de peinture Frank Steffen du 15 janvier au 28 août. Théo Kerg habite 19, rue de la Croix à Diekirch. Après avoir recu son passeport, Théo Kerg quitte le Luxemburg le 21 septembre pour le Vénézuela mais s’installe définitivement à Paris. (Archives Théo Kerg)
1947 Paris : illustration du livre de Paul Eluard « Dignes de vivre » avec 20 bois gravés.
1947 Paris : le 21 mars, exposition au Salon des Indépendants avec une oeuvre « Hommage à Garcia Lorca »
1947 Suisse et France : Théo Kerg fait 10 lithographies sur les villes de Bâle, Bern, et Fribourg ainsi que 10 lithos sur la cathéderale de Notre Dame à Paris.
1947 Paris : Première exposition de Théo Kerg à la galerie Bellechasse, 266 Bd. St. Germain, lithographies récentes, 40 pièces. Thème: trois villes en Suisse et Notre-Dame à Paris.
Gaston Diehl, le biographe de Matisse, écrit dans la Gazette des Lettres: « Ces quatre albums situent au mieux la qualité d’un art qui sait être descriptif, puissamment évocateur, sans rien sacrifier des nécessités plastiques. Chaque cité est définie jusque dans son caractère le plus intime par ces portraits qui, sous les aspects les plus quotidiens, les révèlent selon leur majestueux rythme ancestral. Par ses valeurs de blanc et de noir rigoureusement orchestrés, Théo Kerg parvient à donner à la lithographie une monumentalité étonnante, une sobre ordonnance qui tient compte cependant des moindres détails expressifs ».
1948 Paris : Théo Kerg participe au Salon des Indépendants.
1948 Paris : Théo Kerg donne des cours de peinture au Louvre (de 10 – 12 heures).
1948 Paris : Au début de l’année Théo Kerg dessine 10 lithographies pour le « Cimetière marin » de Paul Valéry (1871-1945). Ce sont des poèmes sur la condition mortelle de l’homme. Paul Valéry repose au cimetière marin de Sète.
1948 Paris : avril, Galerie Bellechasse, 266 Bd. St-Germain, exposition des 10 lithographies dessinées par Théo Kerg pour le « Cimetière marin » de Paul Valéry à l’occasion de l’exposition de dessins de Paul Valéry dans la même galerie.
1948 Paris : L’économie va mal en France. L’inflation monte à 59%. Dévaluation du franc, 80% puis 17%. Dans le cadre du plan Marshall, la France reçoit une aide américaine jusqu’en 1952.
1948 Paris: décembre 10, Assemblée générale des Nations Unies. Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle ». (Article 10)
1948 Luxembourg : décembre 14, Théo Kerg interrompt la préparation de sa première exposition de peintures à l’huile dans une galerie parisienne, dont le vernissage aura lieu le 26 décembre prochain. Il est contraint de revenir de Paris pour assister à Luxembourg au procès devant la Chambre du Conseil du Tribunal spécial en exécution d’une procédure sommaire. A quelques heures de l’audience il peut prendre inspection pour la première fois du dossier répressif.
A Paris, Théo Kerg mène une vie d’artiste très dure avec peu de moyens financiers. Afin d’éviter un procès public, long et onéreux (comme celui de René Deltgen), et pour se soustraire à l’acharnement de l’Association des professeurs (APESS), Théo Kerg suit les conseils de ses amis et accepte les points de l’accusation concernant plusieurs faits d’incivisme survenus pendant la guerre 1940-45. La sentence de la peine privative de la liberté de 10 mois, qu’il n’a pas besoin d’entamer, est fixée par un « tribunal sommaire », avec effet rétroactif au 10.09.44. Motif du jugement: « Atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat ». La Loi du 12 janvier 1955 accordera l’amnistie à toutes les infractions mineures contre la sûreté extérieure de l’Etat ayant entraînées une peine privative de la liberté ne dépassant pas 5 années.
1948 Paris : 26 décembre, Galerie Bellechasse, vernissage de la
1ère exposition de peintures à l’huile peintes au bord de la mer. Cette exposition s’appelle « Genèse d’une Oeuvre » et montre des tableaux avec des sujets marins de Douarnenez et de Collioure.
1949 Théo Kerg participe à 1 exposition de groupe et à 1 salon pendant l’année 1949
1949 Paris : Galerie Bellechasse, Théo Kerg fait la connaissance du poète et écrivain Pierre Garnier, pomoteur de la poésie spatialiste. Cette amitié durera toute une vie et influencera l’oeuvre de Théo Kerg surtout dans les années 60 – 70.
1949 Paris : avril. Galerie Bellechasse, 266 Bd. St- Germain, vernissage d’une exposition de Théo Kerg, le même jour que le peintre Edouard Pignon à la Galerie de France près de la Madeleine. Les deux artistes ont les mêmes thèmes: la mer et les pêcheurs. Dans la presse les critiques d’art comparent les deux expositions.
1949 Paris : fait le portrait de l’écrivain Hervé Bazin. (Académie Goncourt 1958-1996) et de Michel Ragon ainsi que toute une série d’autres amis poètes et écrivains.
1949 Florence : l’artiste italien Fiamma Vigo (1908 – 1981) crée avec l’architecte et artiste Alberto Sartoris (1901 – 1998) la
revue « Numero, Arte e letteratura ». Au début des années 50 Théo Kerg deviendra correspondant parisien de cette revue.
1950 Théo Kerg organise 2 expositions individuelles, à Paris et à Aarhus.
1950 Théo Kerg participe à 5 expositions de groupe et à 3 salons.
1950 Paris : Théo Kerg est sélectionné pour « le Grand Prix de la Critique », 18 candidats.
1950 Paris : avril, Galerie Bellechasse, 2ième exposition de peintures à l’huile après son séjour à Douarnenez (Finistère).
1950 Aarhus, Danemark : exposition à la Galerie Tompsen.
1950 Paris : Dans les lithos de Théo Kerg on retrouve une opposition de rythmes combatifs et de rythmes relâchés.
1951 Théo Kerg organise 5 expositions individuelles, à Copengague, Arles, Milano, Paris et à Amsterdam.
1951 Théo Kerg participe à 2 expositions de groupe et à 2 salons.
1951 Kopenhagen, Danemark : janvier 24 – février 02, exposition à la Galerie Birch.
1951 Amsterdam : exposition à la Galerie van Lier. Un tableau entre dans la collection du musée de la ville.
1951 Florence : mars, en complément à sa revue artistique « Numero », Fiamma Vigo ouvre une galerie d’Art du même nom. Au début elle expose dans les salles du Bar des Artistes et du Bar Cennini, plus tard dans son atelier au no. 6 via degli Artisti. Elle expose surtout de l’art abstrait. Théo Kerg devient correspondant parisien pour la revue artistique « Numero ». Il exposera au Bar Cennini en 1953 (27.04 – 08.05).
1951 Genova: Biennale Internazionale di Arte marinara, Premier
Prix section Bianco e Nero. Parmi les artistes exposés à la Biennale on note: Massimo Campigli, Carlo Carrá, Felice Castrati, Filippo de Pisis, Virgilio Guidi, Renato Guttuso, Mario Sironi, Emilio Scanavino, Fernand Léger, André Masson (thèse Giorgia Marotta).
1951 Gênes: Théo Kerg fait la rencontre de l’artiste gênois Giannetto Fieschi. Lorsque ce dernier recevra une bourse d’études pour Paris en 1952, il y sera reçu avec beaucoup d’amitié par Théo Kerg.
1951 Arles : première exposition personnelle dans un musée (Musée Réattu, mois d’août).
1951 Milan: Théo Kerg expose à la Galleria del Naviglio. Carlo Carrà et Massimo Campigli sont présents au vernissage de l’exposition (10.10-09.11).
1951 A partir de 1951 la Galleria del Naviglio sera le point de référence du mouvement du spatialisme italien. Dès 1947, s’élabore autour du peintre milanais Lucio Fontana le mouvement du spatialisme italien. La première exposition qui fonde véritablement le mouvement se déroule en 1949 à la Galleria del Naviglio.
1951 Milan: Lucio Fontana présente le « Manifesto del Arte Spaziale » à la Galleria del Naviglio qui sera signé par d’autres artistes italiens.(novembre 26)
Manifeste de l’art spatial : « Ni peinture, ni sculpture, milieux spatiaux, concepts spatiaux, ouvrir l’espace de représentation vers une nouvelle dimension, de rattacher l’art au cosmos tel qu’il s’étend, infini, au-delà de la surface plate de l’image ».
« La matière doit être transformée en énergie et l’espace envahi en forme dynamique. » (Fontana)
« La première architecture de l’Aire Spatiale c’est l’avion. »
Théo Kerg trouvera le chemin vers son « spatialisme » à partir de 1956 – 57. qu’il nommera « tactilisme lunaire et terrestre ». Il l’exposera la première fois en 1959 à la Galerie Bellechasse à Paris.
1951 Paris : Le dictionnaire Benezit publie une analyse sur les oeuvres de Théo Kerg.
1952 Théo Kerg organise 3 expositions individuelles, deux à Paris et une à Philadelphie (USA)
1952 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe et à 3 salons.
1952 New York : Galerie Wildenstein, Prix Hallmark, exposition dans 12 Musées des USA.
1952 Paris : exposition à la Galerie Drouand-David, peintures 1949 – 1951.
1952 Paris : exposition à la Galerie Craven.
1952 Philadephia : exposition à la Galerie Georges de Braux.
1952 Paris : Théo Kerg rencontre Albert Gleizes, peintre cubiste, puis futuriste, à la Galerie Colette Allendy 67, rue de l’Assomption.
1953 Noceto, Italie : Théo Kerg recoit le Prix San Marino.
1953 Parma : Théo Kerg recoit le 2e prix à l’exposition Internationale.
1953 Théo Kerg organise dans cette année 5 expositions individuelles, à Anvers, Florence, Bruxelles, Poitiers (Musée) et à Philadelphia (USA).
1953 Théo Kerg participe à 5 expositions de groupe et à 3 salons.
1953 Paris : en octobre, Théo Kerg devient propriétaire d’un logement avec atelier. 203, rue St- Honoré, Paris Ier, escalier B, 4e étage.
1953 Saint Tropez : Théo Kerg passe ses vacances ici. Il est invité chez l’écrivain Raymond Guérin. A St Paul de Vence il rencontre le poète Jacques Prévert.
1953 Paris : lors du vote pour le Prix Buhrle 1953, Théo Kerg obtient l’unanimité des voix, les signatures des toiles étant voilées. Lorsqu’on dévoile les signatures, un membre du jury refuse de donner le prix à Théo Kerg.
1954 Théo Kerg organise dans cette année 4 expositions individuelles à Paris, Anvers, Wuppertal-Elberfeld, Zürich et Lausanne.
1954 Théo Kerg participe à 10 expositions de groupe et à 6 salons.
1954-55 Paris : Théo Kerg exécute une peinture murale de 1,00 x 18,00 m, titre : « Travaux et loisirs d’une femme ».
1954 Luxembourg : décembre, décès de la mère de Théo Kerg à Niederkorn.
1955 Théo Kerg organise dans cette année 2 expositions individuelles, une à Dijon et l’autre à Paris.
1955 Théo Kerg participe à 7 expositions de groupe et à 5 salons.
1955 Paris : Grand Palais, Salon 1955, Théo Kerg recoit le Prix « Un ami des Artistes », de la Société Nationale des Beaux Arts.
1955 Luxembourg : Guy Dornand publie un grand reportage sur Théo Kerg dans la « Revue » illustrée luxembourgeoise.
1955 Luxembourg : vote de la Loi du 12 janvier 1955 qui accorde l’amnistie à toutes les infractions mineures contre la sûreté extérieure de l’Etat ayant entraînées une peine privative de la liberté ne dépassant pas 5 années. Donc amnistie pour Théo Kerg concernant la sentence du « tribunal sommaire » du 14 décembre 1948.
1955 Paris : l’Ambassadeur du Luxembourg à Paris, Monsieur Robert ALS, ancien Ministre de l’Epuration au Luxembourg, demande à Théo Kerg de représenter le Luxembourg à l’exposition de l’UNESCO au Petit Palais à Paris. Il visite l’atelier de l’artiste avec d’autres membres de l’Ambassade.
1955 Paris : Léopold Sédar Senghor (1906-2001), poète et Homme d’Etat sénégalais, rend visite à Théo Kerg dans son atelier au 203, rue St. Honoré. C’est le début d’une longue amitié entre le poète et l’artiste. Le poète est très intéressé par l’oeuvre de Théo Kerg. Certaines oeuvres trouvent le chemin de la collection du poète. Théo Kerg fait le portrait du poète Léopold Sédar Senghor. A ce moment L.S. Senghor est Sécrétaire d’Etat au cabinet d’Edgar Faure (1955 – 1956).
1956 Théo Kerg organise dans cette année 7 expositions individuelles.
Première exposition itinérante dans des musées en Allemagne (oeuvres de 1949-1956) à Wuppertal Von der Heydt-Museum, Mannheim Kunstverein, Frankfurter Kunstkabinett H. Bekker vom Rath, Köln Kunstverein, Lübeck Overbeckgesellschaft Lausanne Galerie Maurice Bridel et Nane Cailler, Paris Galerie Bellechasse.
1956 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe et à 6 salons.
1956 Hanovre : Kestnergesellschaft, exposition de 78 gravures d’artistes différents, une litho de Théo Kerg sert pour l’affiche de l’exposition.
1956 Moscou : 30 janvier, le conseil des ministres russe autorise le lancement d’un satellite. Le premier satellite russe « Spoutnik 1 » sera lancé de la base de Baikonour en octobre 1957. La terre rentre dans l’âge cosmique.
1956 Paris : mars 17, Théo Kerg écrit une lettre à Jean Renon, Administrateur de ARTS, 140 Fbg. Saint Honoré.8e. Il y mentionne une visite, d’il y a quelques années, « du directeur de la plus importante imprimerie et maison d’éditions » du Luxembourg, et « fondateur de la résistance luxembourgeoise ».Le visiteur lui demande des photos de ses toiles et fait un reportage excellent dans sa revue luxembourgeoise.
1956 Paris : Madame Jéhanne Rajat, directrice de la Galerie Bellechasse, 266 Bvd St. Germain, écrit une lettre à Monsieur Robert ALS, Ambassadeur du Luxembourg en France, 33, Avenue Rapp, Paris 7e. Elle lui réclame assistance pour « un sujet du pays » qu’il représente en France. Ce sujet est Théo Kerg.
« Depuis neuf ans, Théo Kerg, peintre de ma galerie, est victime d’une véritable cabale montée contre lui par M. JEM, attaché au musée de Luxembourg. En effet, ce dernier, se posant comme épurateur politique des artistes de son pays, poursuit d’une véritable haine le peintre cité, entrave continuellement son travail, agit délibérément dans le but de nuire et a nuit effectivement non seulement à l’artiste, mais aussi à mon commerce. » Suit une énumération de 13 faits détaillés.
1956 Paris : Théo Kerg finit son premier tableau tactiliste. (tactilisme = animation de la matière). Selon l’éclairage des formes, le rythme, l’atmosphère, le langage du tableau, tous changent. Inclusion de matériaux non pictureaux dans l’oeuvre, l’espace est envahi. Théo Kerg reprend son idée du mur de 1937.
« Le thèm du mur au 20e siècle est important : « Le Mur » de Sartre, le mur des manifestes et des manifestations, le mur des lamentations et la question juive, le mur des fusillés et le Mur de Berlin, le mur des prisons et le mur de l’Atlantique. Le mur détruit et reconstruit… » (citation Théo Kerg).
Cette recherche d’un nouveau langage personnel pour nommer son temps et la vie de ceux qui en sont les témoins aboutira dans sa première exposition tactiliste en 1959 que Théo Kerg nommera : « Tactilisme lunaire et terrestre ».
1957 Théo Kerg organise pendant cette année 5 expositions individuelles, à Nancy, Paris, Berlin, Kassel et à Hamburg.
1957 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe et à 5 salons.
1957 Paris : Théo Kerg est sur le plateau de Télé-Paris.
1957 Kassel : Première période d’enseignement dans une académie « Werkkunstschule de Kassel ».
1957 Reggio Emilia: VIe Mostra Nazionale del Disegno e del Incisione, Théo Kerg recoit une Médaille d’or.
1957 Paris : Ministère des Affaires Culturelles, Théo Kerg recoit le « Prix pour la France ».
1957 Grèce : Théo Kerg fait un voyage d’études et visite notamment l’île de Crète.
1957 Paris : Comédie Française, Théo Kerg crée les costumes pour Phèdre de Racine et fait la connaissance de Maurice Escandé, acteur et futur Administrateur de la Comédie Française de 1960 à 1970.
1957 Baikonour : octobre, premier satellite artificiel « Spoutnik 1 », puis novembre 03 second satellite « Spoutnik 2 » avec le premier passager spatial. La chienne Laika est mise en orbite. La terre rentre dans l’âge cosmique.
1957 Kassel : décembre 08, exposition Théo Kerg au château Bellevue. Ce sont des oeuvres de peinture abstraite avec des structures tactilistes en mouvement.
1958 Théo Kerg organise dans cette année 2 expositions individuelles, une à Bruxelles et l’autre à Luxembourg à la Galerie Beffa.
1958 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe et à 4 salons.
1958 Bruxelles : avril 17 – octobre 19, Exposition Universelle. Un film culturel de la « Kosmos- Filmgesellschaft » sur l’atome est projeté pendant l’exposition. Le film reçoit la plus haute distinction de la République Fédérale Allemande. Le texte français du film est parlé par Théo Kerg.
1958 St. Jean Cap-Ferrat : le 22 avril Jean Cocteau écrit à Théo Kerg: « Mon cher Kerg : j’ai honte de répondre par un « bref » à votre longue, belle et bonne lettre. Je suis, hélas, surchargé de besognes.
J’aime votre parenthèse en ce qui concerne le mot « abstrait » car, votre oeuvre prouve que l’art abstrait ne peut être qu’une manière de transcendance du réalisme, puisque le peintre en arrive toujours à l’autoportrait, soit qu’il s’exprime avec des figures, des pommes, des fleurs, ou les formes de sa pensée.
L’art abstrait se propose de figurer ce qui ne possède aucune figure. Il arrive que cette école où l’oeil ne se trouve pas distrait par une habitude, dénonce mieux une âme que le paysage et les natures mortes.
La chaleur humaine, cette poésie profonde qui s’échappe de nous malgré nous baigne votre force rigoureuse.
Une méthode froide ne ferme jamais à clef la moindre porte secrète de votre solitude. Au contraire, il me semble que vous ne craignez pas de vous ouvrir en deux comme dans le phénomène du rire et de l’héroïsme où rien ne se contrôle en notre personne.
Mettre de la nuit en plein jour. Voilà notre métier. Et c’est ce noble artisan de ce métier là que je salue en vous affectueusement. Jean Cocteau* »
1958 Paris : Salon de la Marine, Théo Kerg recoit une « Mention » du Secrétariat de l’Etat à la Marine, Ministère de la Marine.
1958 Bruxelles : octobre 10 – novembre 11, l’exposition de Théo Kerg reçoit le « Prix de la Critique Belge ».
1958 Allemagne : décembre, la revue « die Kunst » publie sous la plume du Prof. Dr. Franz Roh, président de l’Association des Critiques allemands, une étude largement illustrée sur
le film « Théo Kerg » de la Kosmos-Filmgesellschaft. Ce film est édité en 4 langues. Il reçoit le mention « précieux ».
1959 Théo Kerg organise dans cette année 3 expositions individuelles, à Paris, Dortmund et à Lausanne.
1959 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe et à 4 salons.
1959 Allemagne : première commande de vitraux et sculptures pour Théo Kerg (église de Neckarhausen/ Heidelberg), suivie d’autres commandes de vitraux, mosaïques, sculptures, environnements de 1960 – 84.
1959 Paris : Charles de Gaulle introduit le nouveau franc. 100fr= 1NF. Début du programme spatial français. L’espace devient de plus en plus présent dans la réflexion de l’homme.
1959 Paris : exposition de Théo Kerg « Tactilisme lunaire et terrestre » à la Galerie Bellechasse, 266 bd St-Germain. Des structures préfabriquées alternent avec des structures libres. Utilisation expressive de la matière picturale et de matériaux hétérogènes. Première exposition tactiliste. Novembre 03-30.
1959 Milano : Lucio Fontana, artiste spatialiste italien (1899 – 1968) écrit le 23 novembre à Théo Kerg : « Cher ami Théo
Kerg, j’ai reçu votre gentille lettre et le catalogue. C’est dommage que je ne peux pas écrire en français. Vos oeuvres sont très impressionnantes. J’espère de vous voir à Paris et nous parlerons de notre problème de l’art. Merci pour votre sympathie pour moi, à bientôt et beaucoup de souvenir. Votre Fontana » (23.11)
Fontana parle du catalogue de l’exposition « Tactilisme lunaire et terrestre » qui se tient à ce moment à la Galerie Bellechasse à Paris.
1959 Paris : sortie du film de Jean Baudez « Théo Kerg à Collioure ».
1959 Puteaux / Paris : Théo Kerg et le photographe luxembourgeois Romain Urhausen rendent visite à l’artiste Jacques Villon (1875 – 1963) dans son atelier à Puteaux. Jacques Villon est le frère de Marcel Duchamp.
1960 Paris : Le peintre et sculpteur Jean Dubuffet (1901-1985) écrit le 3 janvier à Thèo Kerg : « Mon cher Kerg, Merci de votre très aimable lettre et du catalogue porteur des fort belles photographies de vos travaux qui me paraissent très intéressants et excitants, s’exerçant à ce que je ressens dans un sens qui est aussi celui de mes propres peintures ou du moins de certaines d’entre elles, de sorte que je peux me transporter sur votre terrain en toute aisance et compréhension. J’aimerais beaucoup aller vous voir et parler avec vous plus longuement que je n’ai pu le faire lors de notre courte rencontre à l’inauguration de l’exposition du Musée des Arts Décoratifs mais ce ne m’est pas possible pour le moment immédiat car, arrivé à Paris depuis peu, il me faut mettre de l’ordre dans mes affaires ... de sorte que je ne puis songer à aucune dissipation. A vous très amicalement ... Jean Dubbuffet. »
1960 Neckarhausen : Eglise St.André, Théo Kerg fait le design de l’intérieur de l’église, inclus les vitraux, qui sont le chemin de croix de l’église (fin des travaux 1961)
1960 Ludwigshafen : Eglise Heilig-Kreuz St Johannes, Théo Kerg crée les vitraux de l’église (fin des travaux 1962).
1961 Théo Kerg organise dans cette année 1 exposition individuelle à Bâle.
1961 Théo Kerg participe dans cette année à 12 expositions de groupe et à 3 salons.
1961 Paris : la Galerie Bellechasse, la galerie de Théo Kerg, 266
Bd. St- Germain, change de direction. Mme Jéhanne Rajat cède la direction de la galerie à M. Charles Zalber. La Galerie Bellechasse fermera ses portes en 1966.
1961 Paris : Dans la revue ART International le critique d’art et écrivain Denys Chevalier écrit un article élogieux sur Théo Kerg.
1962 Théo Kerg organise dans cette année 5 expositions individuelles, à Kaiserslautern, Bremen, Delmenhorst, Bochum et à Kaiserslautern.
1962 Théo Kerg participe dans cette année à 4 expositions de groupe et à 3 salons.
1962 Paris : dans les graphismes de Théo Kerg on retrouve des graphismes tactilistes scripturales en relief inspirés de formes existantes.
1962 Heidelberg : Théo Kerg réalise la sculpture « ICARUS » en éléments de béton préfabriqués et dalles de verre devant le siège de la société « Heidelberger Zement AG ».
1962 Paris : septembre 30, le poète Pierre Garnier, ami de Théo Kerg, publie le « Manifeste pour une poésie nouvelle, visuelle et phonétique », dans Les Lettres aux Editions André Silvaire.
1963 Théo Kerg organise dans cette année 7 expositions individuelles, à Heidelberg, Remscheid, Solothurn, Heidelberg, Kassel, Luxembourg et à Grenoble.
1963 Théo Kerg participe à 4 expositions de groupe et à 3 salons.
1963 Kassel : début de la deuxième période d’enseignement dans une académie à la « Werkkunstschule Kassel ». (1.2.63 – 09.30.65)
1963 Stolberg/Rhld : Le peintre allemand K.F.Dahmen écrit le 7
février à Théo Kerg : « Lieber Théo Kerg, Für die Ausstellung in Remscheid wünsche ich ihnen viel Erfolg ... Der Katalog ist sehr schön! Und ein hervorragender Text, könnte auch für meine Malerei gelten (das ist aber durchaus positiv gemeint!). Ich hoffe, dass ich bald in Ihrem Atelier die Originale sehen kann ... au revoir à Paris. K.F.Dahmen ».
1963-65 Dans la peinture de Théo Kerg les structures libres se transforment progressivement en signes signifiants planes ou spatiaux, en stèles, sculptures ou environnements.
1964 Théo Kerg organise dans cette année 2 expositions individuelles, à Saint- Tropez et à Charleroi.
1964 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe et à 2 salons.
1964 Paris : avril 16, exposition au musée d’Art Moderne de Paris avec le groupe « le Trait ». Théo Kerg est membre du comité du groupe « le Trait ».
1964 Remscheid : avril 30, Théo Kerg achève la réalisation de la façade de la pharmacie « Adlerapotheke ». Il participe également au design de l’intérieur de la pharmacie en créant une sculpture en béton et en dalles de verre de Baccarat.
1964 Dormitz : août 07, Théo Kerg achève la sculpture en bois « le crucifié »‚ ainsi que les fenêtres en dalles de verre bleu pour la chapelle appelée « Pestkapelle ».
1964 Paris, Editions André Silvaire, dans la collection « Les Lettres » – Poésie Nouvelle – La Revue du Spatialisme, no 32, dont le rédacteur en chef est Pierre Garnier, publie la lithographie SOLEIL. Elle est créée par Théo Kerg d’après un poème de Pierre Garnier et appartient aux messages spatialistes les plus pures. SOLEIL est un hommage à Pierre Garnier.
« SOLEIL, mot composé sur la pierre, virant autour de son centre de gravité O, vibrant inlassablement, intensément, en profondeur et en surface, éclatant en mille fragments SOLEIL, déchirant l’espace, reculant la craquelante couche terrestre, les fuyants ténèbres. l’espace est aboli, le temps est aboli, remplacés par une succession d’intensités du mot spatial : SOLEIL.
La poésie n´est plus dans la poussière des bibliothèques. plus que jamais elle est dans la publicité, la télé, le film de nos yeux, dans les disques et la radio de nos oreilles, dans notre bouche, dans nos mains. On ne l’illustre plus, on ne l’embaume plus, on la rend présente. Elle prend possession de nous, entièrement, autrement.
1964 Zermatt : Une sculpture de Théo Kerg, H-B-S-Z en acier inox, est installée dans les montagnes en mémoire des victimes des avalanches.
1964-65 Mannheim : août 30, début de la construction de la morgue au cimetière principal. Le bâtiment a la forme d’un cube. Les 4 murs du cube sont des sculptures créées par Théo Kerg. Ce sont 400 m2 de murs en éléments préfabriqués de béton blanc avec pierraille de marbre de Carrare et avec des vitraux en dalles de verre colorées de Baccarat. Fin des travaux: 1965.
1965 Théo Kerg organise cette année 2 expositions individuelles, une à Kassel et l’autre à Koblenz.
1965 Théo Kerg participe à 3 expositions de groupe et à 1 salon.
1965-66 1965-66 Paris : Dans la peinture de Théo Kerg des structures libres et des structures préfabriquées se transforment progressivement en signes signifiants qui s’organisent architectoniquement par leur rythme inhérent à l’esprit du texte choisi (Théo Kerg).
1965 Remscheid : Théo Kerg crée pour la pharmacie « Adlerapotheke » un nouveau design pour les vases en porcelaine devant contenir les substances officinales. Depuis 1979 trois exemplaires sont exposés au« Deutschen Apotheken-Museum » qui se trouve au château de Heidelberg.
1965 Kassel : mai 05 – juin 06, première exposition de l’oeuvre tactiliste de Théo Kerg en Allemagne au Musée et au Kunstverein de Kassel, avec 12 sculptures et plus de 100 tableaux, gouaches, dessins, lithos, gravures (catalogue important, film en couleur avec musique de Théo Kerg, Cosmos Filmgesellschaft).
1965 New York : IGAS International Graphic Arts Society, II i/2 East 62nd Street, a publié la lithographie « Soleil 2 » de Théo Kerg.
1965 Heidelberg : ouverture de l’exposition de sculptures dans le parc du siège principal de la société « Heidelberger Zement AG » avec 2 sculptures de Théo Kerg (diffusé sur ARD). La sculpture « Ikarus » trouve définitivement sa place dans le parc.
1966 Paris: Léopold Sédar Senghor, Président du Sénégal depuis 1960, visite l’atelier de Théo Kerg.
1966 Paris: le collectionneur américain Mike Salzmann de New York visite l’atelier de Théo Kerg à Paris. L’amitié entre Théo Kerg et Mike Salzmann durera toute une vie.
1966 Paris : Musée du Louvre, Pavillon Marsan, exposition de « l’Architecte et l’Ingénieur ». Théo Kerg y participe avec des sculptures en éléments de béton préfabriquées avec dalles de verre.
1966-67 Paris : création par Théo Kerg de la sculpture en bois « Tes mains fines ».
1967 Théo Kerg organise 3 expositions individuelles pendant l’année 1967, à Bremen, Innsbrück et à Delmenhorst.
1967 Théo Kerg participe à 4 salons pendant l’année 1967.
1967 Brême : septembre 09, Schleifmühle 40, ouverture d’une exposition de Théo Kerg à la Galerie Emmy Widmann. Cette exposition est montée et démontée par Carlo Kerg.
1967 Paris : Editions André Silvaire, Pierre Garnier publie une chronique sur le « Spatialisme chez Théo Kerg » illustrée par 4 photos de « TOTEMS ». Le peintre devient peintrepoète. Réintégration de la lettre, du mot en relief dans la peinture. Les 4 TOTEMS deviennent dynamiques et explosent d’énergie. Ils sont une sorte de montages de peintures dans l’espace.
1967 Innsbrück : Théo Kerg expose ses oeuvres au Musée de Innsbrück. On trouve entre autre le totem « Hommage à Ezra Pound » et le « Diptychon Hiroshimon » ou bien « Le soleil noir de Hiroshima », rappelant l’explosion de la première bombe atomique. Ce diptyque est constitué de deux pièces dont une, en forme de « H », est composée de planches calcinées avec au milieu les premières phrases de l’Evangile selon St. Jean. « au début était le verbe… » Dans toutes les oeuvres exposées on retrouve des planches ou pièces de bois, noires ou calcinées. Elles proviennent d’anciennes granges tyroliennes démolies. Au vernissage de l’exposition assiste la fille de l’écrivain Ezra Pound, Gräfin De Rachewiltz, qui est spécialement venue de son château de Tirolo di Merano.
1967 Paris : Arman expose à la galerie Sonnabend des fauteuils et des prie-Dieu « calcinés ».
1967 St. Paul de Vence : Fondation Maeght, le peintre Hantai est le 1er lauréat de la Fondation, avec une Recherche d’une surface de couleur « tactile ».
1967 Paris : la revue Arts/Loisirs, rue Vivienne Paris 2e, publie un article de Pierre Cabanne que Théo Kerg considère comme très important : « Pourquoi Paris n’est plus le fer de lance de l’Art ».
1967 Dans l’oeuvre de Théo Kerg les signes épousent la pensée à exprimer, bougent, puis débordent.
1967-69 Wiesloch : Eglise de la St. Trinité. « Kirche Heilige Dreifaltigkeit », vitraux et chemin de croix crées par Théo Kerg.
1968 Théo Kerg participe à 6 expositions de groupe.
1968 Paris : le poète Pierre Garnier, ami de Théo Kerg, publie: « Spatialisme et poésie concrète », chez Gallimard. « Le Spatialisme est l’animation poétique des éléments linguistiques sans exception » (Pierre Garnier).
1968 Ancona: Targa Internationale « Europa Arte », Annuale Italiana d’Arte Grafica, Théo Kerg recoit la Médaille d’argent.
1968 Memphis : USA, Martin Luther King est tué d’un coup de feu dans un attentat. Théo Kerg lui rend hommage en créant une sculpture respectivement un environnement de 29 éléments en béton blanc avec dalles de verre bleu de Baccarat à laquelle il donne le nom : « Hommage à Martin Luther King ».
1968 USA : décembre 21 – décembre 28, les 3 astronautes d’Apollo 8 deviennent les premiers humains à voler 10 fois autour de la Lune au cours de la première mission orbitale habitée vers la lune. A partir de leur vaisseau spatial, ils prennent des photos de la terre qui montrent les pôles couverts de glace. Ces photos seront utilisées plus tard en 2006 dans le film de Al Gore et de Davis Guggenheim, « An Inconvenient Truth » pour démontrer le changement climatique de la Terre.
1968 Paris, le poète Pierre Garnier, ami de Théo Kerg, publie: Spatialisme et poésie concrète, chez Gallimard.
« Le Spatialisme est l’animation poétique des éléments linguistiques sans exception » (Pierre Garnier). « Se servir de la parole dans un sens concret et spatial » (Antonin Artaud).
1968 Théo Kerg fait la connaissance de sa future compagne Anni Krist (Nini).
1968 Paris : Librairie « La Hune », Bd. St. Germain 170. Au printemps de cette année Théo Kerg rencontre par hasard des amis artistes dans cette librairie. Ce sont en l’occurence le sculpteur César et le peintre Serge Poliakoff.Ils parlent de leur travail et de leurs projets. Le fils de Théo Kerg assiste à cet échange d’informations intéressants.
1969 Tremblay-les-Gonesse : Théo Kerg organise une exposition individuelle pendant l’année 1969, « 10 ans de Tactilisme 1959-1969 ».
1969 Théo Kerg participe à 3 expositions de groupe et à 1 salon.
1969 Paris : Prix « Floralies Internationales ». Théo Kerg réalise pour l’entrée des floralies de Paris une sculpture-fontaine en polyester avec les lettres H2O, ceci pour rendre attentif à l’importance de l’eau dans le futur. Cette sculpture se trouve depuis 1974 à Romainville.
1969 Paris : Théo Kerg peint le tableau « Hommage à Paul Eluard » 151 x 110,4 cm huile et technique mixte sur toile. Ce tableau se trouve dans la collection du Musée André Malraux de la ville de Le Havre.
1970 Théo Kerg organise dans cette année 7 expositions individuelles, à Paris, Dieppe, Offenbach-Main, Mâcon, Chartres, Bourges et à Cannes.
1970 Théo Kerg participe à 14 expositions de groupe et à 1 salon.
1970 Paris : première recherche estampe originale « Recherche et Expression ». de Théo Kerg chez l’imprimeur Jack Renaud.
1970 Ravenna : septembre, Théo Kerg et sa compagne Anni Krist visitent les chefs d’oeuvres de l’Empire Roman et de l’Italie Byzantine.
1971 Théo Kerg organise 11 expositions individuelles pendant l’année 1971, à Wiesbaden, Karlsruhe, Paris, Nancy, Strasbourg, Kassel, Maulbronn, Morges/Lausanne, Strasbourg, Dôle-du-Jura, et à Montluçon.
1971 Théo Kerg participe à 15 expositions de groupe et à 2 salons.
1971 Ville de Montrouge : Théo Kerg recoit la Médaille d’Argent pour le design du verre.
1971 Meudon : Prix Signatures, Catégorie abstraite, Théo Kerg recoit le Premier Prix au Centre Culturel de Meudon.
1971 Cannes : IVe Biennale Azuréenne de Peinture et de la Sculpture, Théo Kerg recoit le Grand Prix de la Biennale.
1972 Théo Kerg organise 7 expositions individuelles, à Frankfurt/Main, Schwarzenacker/Saarbrücken, Giessen, Sermange, Thonon-les-Bains, Aix-en-Provence, et à Luxembourg.
1972 Théo Kerg participe à 3 expositions de groupe et à 1 salon.
1972 Köln-Seeberg:Théo Kerg crée les vitraux de l’Eglise St. Marc « St. Markus Kirche ».
1972 Allemagne : Théo Kerg crée la lithographie « Dignes de vivre » (titre emprunté au même livre de Paul Eluard) parue aux éditions Monika Beck à Schwarzenacker.
1973 Théo Kerg organise 5 expositions individuelles, à Quadrath-Ichenhof, Maulbronn-cloître, Heidelberg, Saarbrücken et à Paris.
1973 Théo Kerg participe à 5 expositions de groupe.
1973 Paris : dans les sérigraphies de Théo Kerg on constate une volatilisation progressive des formes remplacées par des empreintes.
1973-80 Paris : dans la peinture de Théo Kerg on trouve une intégration de matériaux antipicturaux pour donner au tableau, objet éclaté, l’expression de la blessure.
1974 Théo Kerg organise 6 expositions individuelles, à Ludwigshafen, Romainville, Rennes, Mannheim, Paris et à Kassel.
1974 Théo Kerg participe à 9 expositions de groupe et à 2 salons.
1974 Munich : La maison Franz Hanfstaengel, Kunst + Verlagsanstalt, édite une reproduction en couleur du tableau « avant la naissance » de Théo Kerg.
1974 Ludwigshafen : Théo Kerg organise la première rétrospective de son oeuvre en Allemagne.
1974 Romainville : février 02 – mars 20, Palais des fêtes, Théo Kerg fait sa première rétrospective tactiliste en France.
1974 Paris : Dans les eaux fortes et empreintes de Théo Kerg c’est l’année du renouvellement de la technique.
1975 Théo Kerg organise 4 expositions individuelles pendant l’année 1975, à Caen, Le Havre, Stuttgart et à Brest.
1975 Théo Kerg participe à 2 expositions de groupe et à 1 salon
1975 Le Havre : Musée André Malraux, exposition « naissance et évolution du tactilisme ». Mots clefs: transparence-dynamisme-développement spatial sans limite.
1975 Luxembourg-Ville : Eglise à Fetschenhof-Cents, Théo Kerg crée 100 m2 de vitraux, le tabernacle en verre, l’autel et le baptistère en béton blancchaises en métal. Fin des travaux en 1979.
1976 Théo Kerg organise 5 expositions individuelles: 2 fois à Luxembourg, La Seyne sur Mer, rétrospective (naissance et évolution du tactilisme 1956 – 1976), Düsseldorf et à Paris.
1976 Théo Kerg participe à 1 exposition de groupe et à 1 salon.
1977 Théo Kerg organise 3 expositions individuelles: 2× Paris (FIAC et Galerie Biren), Düsseldorf – Internationaler Kunstmarkt avec les Galeries réunies Beffa-Biren-Brück.
1977 Théo Kerg participe à 1 exposition de groupe et à 2 salons.
1977 Paris : dans la peinture de Théo Kerg des signes signifiants s’agglomèrent, la chair cancéreuse du tableau fond. Le tableau témoigne de la blessure. La chair du tableau se froisse, se gonfle, se gangrène.
1977 Paris : dans les graphismes de Théo Kerg le collage s’ajoute à la technique élaborée en 1974.
1977 Heidelberg-Ziegelhausen : Centre de natation et sportif, Théo Kerg crée une sculpture en dalles de verre bleu dans le hall d’entrée.
1977 Luxembourg : en décembre, le poète Joseph Paul Schneider dédit son poème « Altamira retrouvé » à Théo Kerg qui en fait une gravure-empreinte.
1978 Théo Kerg organise 4 expositions individuelles:à Gütersloh, Kiel, Maulbronn et à Luxembourg.
1978 Théo Kerg participe à 3 expositions en groupe et à 2 salons.
1978 Dakar : novembre 21, le Président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor écrit une lettre au Président du Centre Georges Pompidou, Monsieur Jean Millier. Dans cette lettre il fait savoir que le Ministre des Affaires Culturelles du Luxembourg souhaiterait qu’une rétrospective des oeuvres de Théo Kerg soit organisée au Centre Georges Pompidou, à la fin de 1979, à l’occasion du 25e anniversaire de la signature des accords culturels franco-luxembourgeois.
1978 Paris: décembre, le Président du Centre Georges Pompidou à Paris, Monsieur Jean Millier, écrit à Monsieur Léopold Sédar Senghor, Président de la République du Sénégal au sujet de Théo Kerg: « Depuis l’époque où il appartenait au mouvement « Abstraction-Création », Théo Kerg est effectivement resté une figure importante de la vie artistique contemporaine à Paris et son oeuvre a été encore remarquée lors de l’exposition itinérante organisée par les Musées de Rennes et de Caen, en 1975 M. Kerg jouit d’une particulière estime dans notre Maison ».
1978-80 Paris : Dans la peinture de Théo Kerg la communication est détruite, la chair du tableau est consommée, restent des tendons, les excroissances envahissent tout.
1978-80 Paris : Dans les graphismes de Théo Kerg on retrouve les empreintes, les collages, la violence, les brisures, les blessures, la communication perturbée.
1979 Théo Kerg participe à 1 exposition en groupe et à 1 salon.
1979 Paris : février 05, le Président du Centre Georges Pompidou, Jean Millier, écrit à Jean-Jacques Kasel, Premier Secrétaire de l’Ambassade du Grand Duché de Luxembourg en France : « Monsieur Kerg, qui est sans aucune contestation possible une personnalité importante de la vie artistique contemporaine à Paris ... »
1979 Gonderange / Luxembourg : chapelle du cimetière. Création d’un grand mur de lumière en béton et dalles de verre par Théo Kerg.
1980 Théo Kerg participe à 1 exposition en groupe et à 4 salons.
1980 Paris : Le Président du Centre Georges Pompidou, Monsieur Jean Millier, écrit à l’Ambassadeur du Grand Duché de Luxembourg en France : « Théo Kerg a été sans aucun doute une personnalité importante de la vie artistique française depuis son passage dans le groupe Abstraction- Création jusque, dernièrement, son exposition au musée du Havre » (février28).
1980 Théo Kerg aux USA. Voyage d’études et de confénces (22.09 – 13.10).
1980 Paris : Evolution du graphisme de Théo Kerg de 1934 jusqu’à 1980.
(Abstraction – Création et son prolongement c. à d. création d’une abstraction par des rythmes, des imbrications d’espaces transparents et translucides, par la juxtaposition et la superposition d’écrans lumineux, par la transformation de notes prises sur le vif en signes signifiants, qui, petit à petit conquiert la matière, qui en 1956, prend nom de « tactilisme » c. à d. libre application d’éléments anti-picturaux, de matériaux aptes à créer mouvement, relief, rugosité, épaisseur, structure, texture) (citation Théo Kerg).
1981 Théo Kerg, organise 2 expositions individuelles, à Moutier et à Bremen.
1981 Théo Kerg participe à 1 exposition en groupe et à 1 salon.
1981 Moutier / Suisse. Musée des Beaux-Arts, Rétrospective de Théo Kerg.
« Naissance et évolution du Tactilisme » Exposition de 188 oeuvres de 1950-1981. Dans les oeuvres de 1950-1960 il est essentiellement question de l’abandon de la forme existante, et de la recherche d’espaces définis par des écrans lumineux superposés et juxtaposés chargés de structures très colorées de plus en plus accusées. Dans les oeuvres de 1960 – 1980, la guerre, la destruction, les environnements, Kafka, la matière attaque et est attaquée, détruite, Icare aux prises avec la limite de ses moyens, communications interrompues etc. A travers le « Tactilisme » des situations de notre temps apparaissent dans leur contexte négatif et avec leurs possibilités positives.
1982 Théo Kerg organise 3 expositions individuelles, à Mulhouse, Köln et à Grenchen (Suisse).
1982 Théo Kerg participe à 5 expositions en groupe et à 2 salons.
1982 Moutier / Suisse : Les Editions de la Prévoté publient la revue d’Art « le trou III » avec un texte de Théo Kerg et 9 grattages double page, de Théo Kerg d’après un texte inédit de Jean Bouhier.
1982 Homburg / Allemagne : Centre de Dialyse, Théo Kerg crée
la sculpture en dalles de verre « Dennoch ».
1983 Théo Kerg participe à 2 expositions en groupe et à 1 salon.
1984 Théo Kerg organise 3 expositions individuelles, à Bremen, Erlangen, et à l’exposition Basel Art 15 /84,
1984 Luxembourg / Gasperich : création par Théo Kerg du tabernacle et de la lumière éternelle en dalles de verre. (fin 1992)
1984 Paris : décès de Mme Jéhanne Rajat, ancienne propriétaire de la Galerie Bellechasse située au 266 Bd. St. Germain.
1985 Théo Kerg participe à 3 expositions en groupe.
1985 Neumarkt / Autriche : Steinmühle, Théo Kerg crée les vitraux de la salle bleue.
1986 Théo Kerg organise 1 exposition individuelle à Meisenheim.
1986 Théo Kerg participe à 3 expositions en groupe.
1986 Luxembourg: octobre 23, à l’âge de 77 ans Théo Kerg divorce de sa première femme Catherine Vaccaroli. Un remariage n’est plus envisagé.
1987 Théo Kerg participe à 4 expositions en groupe et à 1 salon.
1988 Théo Kerg participe à 1 exposition en groupe.
1989 Schriesheim / Heidelberg: avril 9, ouverture du « Musée Théo Kerg ». Pour saluer l’ouverture du Musée Théo Kerg, le poète espagnol Jacindo-Luis Guerena écrit le poème suivant :
« Rythme d’éternelle hardiesse
ses accords ses désaccords
fidélité aux fertiles révoltes
sur le temps éclaté
source et chemin pour un entendement
échafaudage de solitude
depuis les rives de la nuit
sa magie et sa durée
lumière qui tremble
tendresse aux ailes imaginaires
flèches qui offrent leurs réseaux
paysage de silence dessiné
orages plus ou moins usuels
sur un monde qui stagne
dehors et dedans
empreintes inclassables
avant la distance avant l’oubli
beauté visible sous les ombres
géographie diaphane
au coeur des vitraux ».
1989 Paris : De sérieux problèmes de santé forcent Théo Kerg à
vivre dans une chaise roulante.
1990 Paris : en mars Théo Kerg vend son logement avec atelier à Paris, qui se trouve au 203 rue St.-Honoré, 4e étage (sans ascenseur) et s’installe dans la campagne de Chissey-en-Morvan, en Bourgogne.
1990 Schriesheim / Heidelberg : exposition au Musée Théo Kerg
« graphisme du livre, d’ Eluard à nos jours ». (novembre 11 – décembre 31).
1991 Schriesheim / Heidelberg : Théo Kerg fait une ultime exposition de son vivant au « Musée Théo Kerg », avec des dessins colorés au pinceau et au crayon.
1992 Théo Kerg participe à 2 salons.
1993 Théo Kerg participe à 2 expositions en groupe.
1993 Chissey-en-Morvan/Bourgogne : Théo Kerg s’éteint le 4 mars dans son atelier. Il est enterré au cimetière de Pétange / Luxembourg à côté de ses parents et soeurs.
« Un volcan s’éteint » (citation Anni Krist).
1993 Luxembourg : 04 mars pas d’inscriptions au casier judiciaire au jour de sa mort.
1993 Palm Beach, Floride: le 10 mai Mike Saltzman, ami et collectionneur de l’oeuvre de Théo Kerg écrit à Anni Krist: Once I asked Théo Kerg: « When you start an assignment, do you have it fixed in your mind how you will accomplish your endeavour? » Théo was not puzzled or annoyed. A slight smile danced across his face. « No, nothing particular is mentally fixed in my mind. Be it on canvas or sculpturing or working on wood, crystal or metal … I go at my work; maybe I’ll tie my canvas in a knot at one corner or antique a canvas. I start with a design and innocently my mind takes over and it builds from there. Yet when I am hardly finished with my project another birth for another work invents itself … always building as if I’m in another world. My hands obey my mind; I am caught up in my private world of design … I lose track of the hours; I’m happily consumed with my artistic effort and, at last, I find fulfilment. Come tomorrow, my mind wings off into another area of my creativity. But at the beginning all I have is a definite pulling urge and I get caught up in that stream … I am engulfed, happy. I enjoy! »
1994 Des oeuvres de Théo Kerg participent à une exposition en groupe à la Première Triennale Mondiale d’estampes, petits formats, à Chamalières.
1996 Luxembourg / Bibliothèque Nationale : avril 24 – mai 24, exposition de la donation des oeuvres graphiques de Théo Kerg.
1998 Autun, Musée Rolin : Grande exposition rétrospective de Théo Kerg « Chemin d’artiste » (juin 06 – septembre 09).
1998-99 Schriesheim / Heidelberg : novembre 22 – janvier 31 1999, Musée Théo Kerg, rétrospective des oeuvres de Théo Kerg des années 50.
1999 Schriesheim / Heidelberg : Musée Théo Kerg, rétrospective
de l’oeuvre gravée de Théo Kerg de 1934 – 1993, 10 ans de « Musée Théo Kerg ». Ce musée est également utilisé comme centre culturel par la ville de Schriesheim.
1999 Wittenberg : Galerie im Cranach-Haus. Des oeuvres de Théo Kerg participent à 1 exposition en groupe « Grafik aus Frankreich ».
1999 Luxembourg : Dans la maison de soins à Wasserbillig, décès de Nathalie Kerg, soeur de Théo Kerg. Elle est enterrée dans le caveau familial au cimetière de Pétange.
2000 Dessau : Maison du peintre Lyonel Feiniger, des oeuvres de Théo Kerg participent à une exposition en groupe.
2002 Chissey en Morvan, Bourgogne : dernier domicile de Théo Kerg. La maison où Théo Kerg a habité durant les 3 dernières années de sa vie est vendue par Mme. Anni Krist, sa compagne d’alors (automne).
2002 Luxembourg : novembre 11, premier site internet de Théo
Kerg présenté par son fils Carlo Kerg.
2002 Luxembourg : novembre 25 à 18.50 heures, la radio socioculturelle 100,7 présente une émission de Fernand Weides: Reportage critique sur le premier site internet de Théo Kerg.
2003 Esch-sur Alzette / Luxembourg, janvier 21, Catherine Kerg-
Vaccaroli, la seule épouse de Théo Kerg, s’éteint dans sa 88ième année.
2003 Luxembourg: mars 04, article de Guy Engel dans le « Luxemburger Wort », titre « Beseelung der Materie ». Cet article paraît à l’occasion du 10ième anniversaire de la mort de Théo Kerg.
2003 Théo Kerg a organisé jusqu’à cette date environ 145 expositions individuelles, a participé jusqu’à cette date à environ 223 expositions en groupe et a participé jusqu’à cette date à environ 115 salons et biennales.
2003 Bonn : Kunst- und Austellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Exposition « Paul Klee en Rhénanie ». Théo Kerg est cité comme élève (possible) de Paul Klee dans le catalogue de Dr. Uta Gerlach-Laxner (06.03 – 09.06)-
2003 Luxembourg : Le site internet de Théo Kerg existe depuis 1an, plus de 1620 visiteurs.
2004 Paris : éditions l’Harmattan, parution du livre du Dr. Marie-
Amélie zu Salm-Salm : « Echanges Artistiques Franco- Allemands et renaissance de la peinture abstraite dans les pays germaniques après 1945 ». Théo Kerg y est cité comme premier peintre luxembourgeois de renommée internationale.
2004 Heidelberg : mars 10, Madame Anni dit Nini Krist, la dernière compagne de Théo Kerg, s’éteint dans sa 82ième année.
2008 Luxembourg : novembre 03, Monsieur Aimé Knepper, président de l’Amicale Albert Ungeheuer, (Association Nationale des Réfractaires – Résistants et des Déserteurs Luxembourgeois de la Wehrmacht) écrit à Monsieur Carlo Kerg, fils du peintre Théo Kerg :
« Déclaration concernant Théo Kerg. Au début de l’occupation allemande, Théo Kerg était le professeur de dessin de notre classe. Alors que quelques professeurs étaient connus pour leur attitude pro-nazie, nous n’avons jamais considéré Théo Kerg comme tel et, comme d’autres élèves, j’avais une grande estime pour lui ».
2009 Luxembourg : janvier 08, le Colonel honoraire Germain Frantz, écrit à Madame Vanna Colling-Kerg, fille du peintre Théo Kerg : Chère Madame Colling, voici un petit texte que j’ai préparé pour votre frère ...
« J’ai passé les 6 premières années de mes études secondaires à l’Athénée de Luxembourg, où M. Lamboray et Schaack étaient mes professeurs de dessin. On nous enseignait de dessiner, de tenir un pinceau, de mettre des couleurs à l’eau, bref, de peindre. En 1940 l’occupant me dirigeait, comme j’étais domicilié à Dudelange, au Lycée d’Esch/Alz. (Ordnung muss sein !!!)
M. Théo Kerg y était mon professeur de dessin. Il ne nous
enseignait pas seulement de dessiner et de peindre comme à Luxembourg, mais il nous donnait des cours extrêmement intéressants sur l’histoire de l’art, sur les grands peintres et leurs oeuvres, sur la peinture et la sculpture, bref les arts plastiques. Il nous emmenait dans son atelier à Esch où il nous montrait les différentes techniques de son art : gravures sur bois, sur cuivre, sur pierre, peintures à l’huile, gouaches, vitrines ou fenêtres pour églises etc.
On ne parlait jamais politique, ce n’était ni le moment ni l’endroit de le faire (nous avions 2 élèves nazis parmi nous).
Pour fêter notre « Abitur » nous avions organisé une petite excursion à Echternach où nous l’avions invité. C’était sans doute un signe de sa popularité. Tout ceci se passa avant les événements de septembre 1942 quand je fus enrôlé de force dans l’Arbeitsdienst et la Wehrmacht. Lors de mon premier congé je désertai et rejoignit « l’Underground » du Hondsbösch de Niedercorn. Je ne pourrais pas donner de témoignage sur la période sept. 1942 – sept. 1944.
Voilà tout ce qui me reste comme souvenir, en résumé : Un professeur d’allure jeune, compétant, sympathique. J’admirais beaucoup ses oeuvres ».
2009 Luxembourg : mars 09, Monsieur Enrico Lunghi, Directeur du MUDAM (Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean) écrit au fils de Théo Kerg :
« Cher Monsieur, j’ai bien trouvé votre DVD à mon retour aujourd’hui. Je connais assez bien l’oeuvre de Théo Kerg : je l’ai étudiée lorsque j’étais assistant au MNHA, et j’étais très intéressé par le travail de ce, à ma connaissance, premier artiste abstrait luxembourgeois (il avait déjà montré des oeuvres abstraites dans les années 1930 à Luxembourg, bien avant tous les autres plus connus ici). Je l’ai d’ailleurs à plusieurs reprises « rencontré » dans les ouvrages d’art des années 1950 et 1960 surtout.
Je pense depuis longtemps que son travail n’est pas suffisamment reconnu à Luxembourg, mais il me semble que ce serait au Musée national- ou à une future institution s’occupant plus spécifiquement de l’art à Luxembourg, surtout de cette période- de rétablir sa place dans l’histoire de l’art. Le MUDAM a d’autres priorités pour le moment. Je vous remercie pour votre documentation bien faite. Meilleures salutations, Enrico Lunghi ».
2009 Schriesheim / Heidelberg : avril 26, au Musée Théo Kerg,
fête de commémoration du 20e anniversaire du Musée Théo Kerg.
2009 Juin 02, centenaire de la naissance de Théo Kerg.
Remarque comme mot final
Cette structure biographique de la vie mouvementée de Théo Kerg n’a pas l’exigence d’être complète. Elle esquisse de grandes et petites étapes de sa vie afin de mieux comprendre sa vie, son oeuvre et sa démarche artistique. Elle se base en grande partie sur des informations trouvées dans les archives de Théo Kerg.
Ses expositions individuelles, environ 145, ses expositions
en groupe, environ 223, ses participations à des salons ou des biennales, environ 115, ne sont pas toutes reprises dans cette structure biographique.
La reproduction partielle ou entière du texte précédent nécessite l’autorisation de l’auteur Carlo Kerg. Luxembourg le 31 mars 2009 (e-mail : kergcarl@pt.lu)

 


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